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- Programme d’Assistance sociale aux orphelins de la guerre (PASOG)
- Programme de Prévention des violences faites aux femmes (PPVF)
- Programme Tous contre l’Impunité dans la Région de Grands Lacs (PTCI)
- Programme Tous contre l’Impunité dans la Région de Grands Lacs (PTCI)


Programme d’Assistance sociale aux orphelins de la guerre (PASOG)

Les violences dans la région africaine des Grands lacs en général et en RDC en particulier ont sérieusement affecté les enfants à plusieurs égards. Les rapports pertinents ont estimé que les enfants de moins de cinq ans constituent la moitié des victimes des conflits au Congo. Nombreux sont ceux qui se sont retrouvés orphelins à cause de la disparition de leurs parents suite aux conséquences directes ou indirectes de la guerre. Le nombre d’enfants associés aux groupes armés de gré ou de force se compte par dizaines de milliers. La plupart des jeunes qui s’enrôlent volontairement dans les groupes armés sont contraints par la déstructuration de leur cellule familiale du fait de la guerre, de la pauvreté et de la maltraitance. En fait, parmi les causes les plus évoquées du phénomène enfants-soldats figure la situation d’incapacité de subvenir à leurs besoins de base, à savoir la scolarité, l’alimentation décente et la santé.
Le Programme ASOG vise donc à contribuer à la prévention de la milicianisation des jeunes et à l’allègement des effets de la guerre sur l’enfance en apportant une assistance sociale aux enfants affectées par la guerre. Il accorde une attention particulière aux enfants orphelins du fait de la guerre en raison de leur vulnérabilité particulière. Le type d’assistance consiste en la prise en charge scolaire des jeunes orphelins du fait de la guerre, en la facilitation le leur accès aux soins de santé de base et en la sensibilisation sur les droits de l’enfant.
Bien que la prise en charge scolaire de ces enfants soit prioritaire, il est envisagé dans l’avenir l’ouverture d’un Centre sanito-nutritionnel au Kivu d’une avec consultation nutritionnelle, laboratoire médical, diéto-thérapie, alimentation diététique, pharmacie et cuisine diététique en faveur des enfants les plus vulnérables.
Le GLPIC sensibilisera ainsi les bienfaiteurs sur le plan local et international à joindre cet effort en parrainant un (des) enfant(s) sur le plan scolaire ou en soutenant la réalisation de l’une ou l’autre des initiatives entreprises au niveau local. En revanche, le GLPIC s’engage à la redevabilité devant les bienfaiteurs en leur envoyant trimestriellement le rapport sur l’évolution scolaire de l’ (des) enfant(s) pris en charge.

Programme de Prévention des violences faites aux femmes (PPVF)

Le 27 avril 2010, la Suédoise Margot Wallström, Envoyée Spéciale de l’ONU pour les violences faites aux femmes et aux enfants dans les conflits, lançait à New York un cri d’alarme : la RDC est devenue « la capitale mondiale du viol ». Selon elle, « si les femmes continuent à subir les violences sexuelles, ce n’est pas parce que la loi n’est pas en mesure de les protéger mais parce qu’elle est insuffisamment appliquée ». Et d’ajouter que « les femmes n’ont pas des droits si ceux qui violent leurs droits demeurent impunis ». Au moment de cette déclaration combien déconcertante, les statistiques publiées par l’ONU par le biais du HCR faisaient état de 1.244 femmes violées au premier trimestre 2010 essentiellement à l’Est de la RDC (Kivu et Province Orientale) et portaient à 200.000 le nombre des femmes violées depuis le déclenchement de la guerre en 1996. En mai 2011 cependant, ces statistiques des Nations Unies sont battues en brèche par « The American Journal of Public Health » dont une étude publiée le 11 mai 2011 révèle une forte augmentation des viols en RDC, au rythme de 1.152 femmes par jour, soit une moyenne de 48 femmes violées par heure.
Face à cette situation tragique, le GLPIC a initié an collaboration avec le Collectif des Femmes Zélées Yira (COFEZY) basée à Butembo (au Nord-Kivu), le Programme de Prévention des Violences faites aux Femmes (PPVF). Le PPVF vise à vulgariser les instruments juridiques nationaux et internationaux sur la protection de la femme et à mener le plaidoyer légal en faveur des victimes en vue de bannir l’impunité des auteurs de ces viols. En outre, le GLPIC et le COFEZY envisagent la création des centres de santé avec application des composantes de soins de Santé Primaires (maternité, laboratoire, pharmacie,…) en faveur des femmes victimes des viols ainsi qu’un Foyer social pour femmes spécialisé dans l’alphabétisation et l’apprentissage d’un métier en vue de la réinsertion sociale des victimes.

Programme Tous contre l’Impunité dans la Région de Grands Lacs (PTCI)

Depuis le génocide rwandais de 1994, la stabilité dans la région africaine des Grands Lacs a été entamée. Dans la suite de l’onde de ce génocide, le déclenchement de la guerre régionale africaine sur le territoire congolais dont les conséquences se poursuivent jusqu’aujourd’hui a gagné une triste notoriété au regard des dégâts humains sans cesse croissants : si le génocide rwandais a fait près d’un million de morts, la crise congolaise vient d’en compter plus de cinq millions. Le nombre de femmes violées a de loin dépassé le seuil de l’insupportable, avec l’estimation de plus de 200.000 cas enregistrés depuis 2006. Plusieurs milliers d’enfants ont directement pris part aux conflits suite à leur recrutement volontaire ou forcé dans les groupes armés. Plusieurs rapports des experts de l’ONU et d’autres organisations spécialisées ont déjà révélé les liens étroits entre l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC et la poursuite des violences dans la Région des Grands lacs.
Force est malheureusement de constater que la plupart des auteurs de ces crimes les plus odieux à l’ère de la globalisation du respect des Droits de l’Homme demeurent impunis, tandis que de nombreuses victimes demeurent ignorantes de leurs droits les plus fondamentaux. Par voie de conséquence, la machine criminelle se porte bien et nombreux sont des crimes encore méconnus jusqu’ici. Si la situation ne fait que perdurer, c’est surtout parce que l’impunité s’est érigée en système de valeur parmi certains acteurs tant locaux, nationaux qu’internationaux qui détiennent la clé et la marge de manœuvre nécessaire à la restauration de la paix par la justice dans la région.
A cet effet, le PTCI vise à réaliser une éducation populaire aux Droits de l’Homme par la dénonciation quotidienne des crimes sur son site web et l’initiation d’une émission radio-télé-diffusées. En outre, dans le cadre de ce programme, le GLPIC envisage de mettre sur pied le revue « Tous pour la Paix » dans laquelle elle publiera semestriellement des analyses pointues sur les enjeux de Paix, de Sécurité et de Développement dans la région des Grands lacs.

Ecole de Démocratie et Gouvernance des Grands lacs (EDGL)

L’un des principaux objectifs du GLPIC consiste en la promotion de la redevabilité des autorités publiques et des acteurs de la société civile dans l’implémentation de l’Etat de droit, la promotion des principes démocratiques et l’incitation à la bonne gouvernance.
Pour ce faire, le GLPIC envisage d’organiser selon un plan annuel des formations de courte durée (d’une moyenne de 40 heures) de renforcement des capacités destinées aux élus, aux agents de l’administration publique, aux responsables d’ONG, aux Etudiants et Chercheurs. Ces formations visent notamment à renforcer les connaissances des auditeurs et le perfectionnement de leurs compétences dans la gestion des programmes relatifs aux droits de l’homme, la sécurité, la paix, la démocratie, la gouvernance et le développement durable. Les modules porteront notamment sur les thématiques liées à l’Education électorale et Participation citoyenne ; Plaidoyer et de la Mobilisation sociale ; Droits de l’Homme et Action Humanitaire ; Gestion des Conflits et Culture de la paix ; Développement Durable et Protection de l’Environnement ; Changement climatique ; Gouvernance d’entreprise ; Management des Organisations ; Audit des entreprises ; Gestion des Ressources Humaines ; Gouvernance locale et pratique administrative ; Dynamique des groupes ; Management des projets ; Santé publique ; Ecologie humaine ; Conservation de la nature ; Sécurité alimentaire ; etc. Les modules seront dispensés en français et/ou en anglais et débouchent à l’obtention d’un certificat spécialisé. A cet effet, le GLPIC envisage de mobiliser les fonds pour la construction de l’Ecole de Démocratie et Gouvernance des Grands Lacs (EDGL), dotés de quatre auditoires d’une capacité d’accueil de 40 places et d’un Centre de documentation conséquent (bibliothèque, vidéothèque, photothèque, et d’une salle visioconférence).

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